Informations générales

CIRP - Historique

Le CIRP est composé en deux entités : Le CIRP-Jongenheem, et l’Aarbechtshëllef asbl.

Le GAMO (Groupe d’Assistance en Milieu Ouvert), qui, aujourd’hui est le CIRP-Jongenheem, fait partie du Jongenheem asbl et a été créé en 1982. Il s’agissait d’un service destiné aux jeunes résidents du Jongenheem asbl, qui n’avaient pas de travail ni de salaire. Un assistant social et un éducateur les ont alors accueillis, donné un peu d’argent, et orientés. Ensuite, estimant que l’argent donné nécessitait une contrepartie, les jeunes ont dû fournir un travail justifiant cette « indemnité », et ils ont produit des articles vendus au Steeseler Hobbymaart. Les ateliers de travail concernaient prioritairement la menuiserie et la peinture.

En 1983, l’Aarbechtshëllef asbl a vu le jour, et depuis cette date elle a le droit d’envoyer ses usagers dans les autres firmes en tant qu’intérimaires. A la fin des années 1980, elle s’est davantage tournée vers les industries et la sous-traitance, ce qui est toujours le cas aujourd’hui. L’Aarbechtshëllef a toujours veillé à ne pas faire de concurrence déloyale.

Durant cette période, la législation du travail a connu de nombreuses modifications. Les « indemnités » initiales touchées par les usagers du GAMO, ont été remplacées par les contrats à durée déterminé de l’ADEM, les DAT, CAT, puis CAE. Ces contrats avec l’ADEM sont toujours obligatoires pour pouvoir intégrer le CIRP-Jongenheem.

En 1997, l’Aarbechtshëllef et le CIRP-Jongenheem ont, avec d’autres partenaires, et signé leur engagement social, sous l’intitulé de Sozial Affair, qui offre du travail aux personnes en difficulté sociale, et leur fournit la possibilité d’une activité professionnelle.

En 1999, le CIRP (Centre d’Insertion et de Réinsertion Professionnelle) a été fondé, avec la mise en commun du GAMO et de l’Aarbechtshëllef. Le CIRP a déménagé ses locaux à Bertrange, en raison d’un incendie dans la menuiserie qui a fait brûler le GAMO, dont les locaux étaient dans le quartier de la gare, Boulevard Charles MARX. A partir le là, de nouveaux locaux pour de nouveaux ateliers ont dû être trouvés, et le choix s’est porté sur le 19, rue de l’Industrie à Bertrange, avec le soutien du Ministère de la Famille.

Les deux organismes disposent d’une Convention avec le Ministère du Travail, et l’objectif de ce centre d’insertion était de donner une occupation et un salaire, et une place dans la vie active. La plupart des bénéficiaires ne disposent pas de formation scolaire et présentent de faibles possibilités d’intégrer un poste de travail dit « standard », c'est-à-dire du premier marché de l’emploi.

La population du CIRP se compose de 50 à 60 usagers, avec une moyenne de 80 à 100 par année, dont environ un quart intègre le premier marché de l’emploi.

Depuis mai 2010, l’Aarbechtshëllef présente un partenariat avec la commune de Bertrange pour le projet « Fir iech do ». Il s’agit d’un service de proximité, pour les personnes âgées ou en difficulté sociale ou sanitaire de Bertrange, pour réaliser des petits travaux d’intérieur (peinture, fuites de robinets ou de sanitaires…) et d’extérieur (jardinage..).

CIRP - Qui sommes-nous ?

  1. Pour qui ?
    Pour les demandeurs d’emploi, ne rencontrant pas de situation de handicap (physique ou moral), ni de troubles psychiques importants.
  2. Pourquoi ?
    Notre objectif et l’insertion, voire la réinsertion professionnelle des demandeurs d’emploi. Pour cela, nous offrons la possibilité à nos usagers d’acquérir les connaissances et compétences, à la fois sociales et professionnelles permettant leur insertion sur le marché de l’emploi traditionnel.
  3. Quels sont les objectifs du CIRP ?
    1. Au niveau professionnel
      • Offrir une activité professionnelle temporaire le temps de (re)trouver un travail sur le marché de l’emploi,
      • Donner une opportunité aux usagers pour s’adapter au monde du travail et aux exigences qui en découlent,
      • Acquérir des connaissances et compétences, à la fois professionnelles et sociales,
      • Améliorer son potentiel de réinsertion professionnelle.
    2. Au niveau social
      • Réalisation d’un bilan social et professionnel de l’usager,
      • Recherche de solutions au vue de la situation personnelle et professionnelle,
      • Elaborer un projet professionnel adapté aux compétences,
      • Mise en place des démarches permettant l’accomplissement du projet élaboré.
  4. Quels sont les activités proposées au CIRP ?
    • Cuisine : préparation de repas à la cantine du CIRP, service traiteur sur demande…
    • Jardinage et entretien des espaces verts : tondage de pelouse, abattage des arbres…
    • Collecte des vêtements usagés : vidange des containers disposés au G-D de Luxembourg et collecte de rue au mois de septembre (« Aktioun Alt Gezei ») avec la collaboration de la Société Kopling asbl.
    • Menuiserie : réalisation de palettes, caisses de transport, meubles, aires de jeux, bancs et tables d’extérieur…
    • Service de proximité : petits travaux d’intérieur et d’extérieur pour les particuliers.
    • Sous-traitance : mailing, assemblage, conditionnement, emballage, étiquetage…
    • Travail intérimaire : mise à disposition de nos usagers pour un travail intérimaire à la demande des entreprises et associations.
    • Divers : petits travaux de peinture, déménagement, balayage…
  5. Comment intégrer dans le CIRP ?
    1. Pour le CIRP-Jongenheem
      • Avoir entre 15 et 30 ans
      • Disposer d’une carte d’identité ou permis de séjour luxembourgeois en règle
      • Etre inscrit à l’ADEM
      • Remplir les conditions d’obtention d’un CAE (Contrat Appui Emploi)
    2. Pour l’Aarbechtshëllef
      • Avoir entre 16 ans
      • Disposer d’une carte d’identité ou permis de séjour luxembourgeois en règle
      • Etre inscrit à l’ADEM et avoir l’autorisation de travailler au Grand-Duché de Luxembourg
      • Remplir les conditions d’admissibilité pour une mesure spéciale de l’ADEM
  6. Comment se compose l'équipe du CIRP ?
    • Directeur du CIRP-Jongenheem (Charles MEYERS, depuis 2003) et Administrateur-Délégué de l’Aarbechtshëllef
    • Assistante sociale
    • Educateurs diplômés
    • Educateurs-instructeurs

Jongenheem a.s.b.l. - Statuts

Article 1er

L’association sans but lucratif Jongenheem s’engage formellement que toutes ses unités d’accueil et tous ses services sont et seront accessibles à tout usager indépendamment de toutes considérations d’ordre idéologique, philosophique ou religieux.

Article 2

Les groupes de vie du Jongenheem exercent une activité de centre d'accueil classique et disposent d'une infrastructure adaptée et dont l'objet est d'accueillir et d'héberger simultanément en placement de jour et de nuit, de façon permanente ou temporaire huit enfants ou jeunes gens.

Les enfants et jeunes gens entre 4 et 18 ans, appelés ci-après usagers, peuvent bénéficier des services du groupe de vie auquel ils sont affectés vingt-quatre heures sur vingt-quatre et ceci tous les jours de l’année. Une permanence d'encadrement par des éducateurs diplômés est garantie jour et nuit pendant les heures de présence des usagers de moins de seize ans. L'accessibilité du groupe de vie ou bien d’un groupe voisin est assurée aux usagers, même pendant les heures de fermeture occasionnelles par un service de permanence, d'appel et d'assistance.

La prise en charge offerte aux usagers est globale et touche à tous les domaines de la vie quotidienne et des projets d’insertion et de réinsertion sociale, professionnelle et culturelle.

Un contrat de prise en charge est conclu par écrit entre l’association gestionnaire, l'usager ou bien son représentant légal, respectivement son entourage familial. Un dossier d’admission et un bilan de la situation financière sont dressés lors de l’admission de l’usager. Un projet pédagogique est établi pour chaque usager et fait l'objet d'un réexamen régulier, au minimum une fois par an.

Les objectifs principaux de l’initiative pédagogique sont la genèse et le maintien de la faculté d’intégration dans la société luxembourgeoise, son système scolaire et de formation professionnelle, son système social et en particulier le monde de l’emploi, du logement et des loisirs. L’indépendance de la personne, la connaissance de ses droits et l’observation des ses devoirs sont les axes principaux de l’effort pédagogique. Au cas où les moyens de l’écoute et de la parole, de l’apprentissage et de l’exemple, de l’appréciation et de la critique n’auraient pas d’effets dans la poursuite des objectifs, des méthodes thérapeutiques de la psychologie et de la médecine sont engagées par des personnes de l’art. Ces objectifs et méthodes sont expliqués aux usagers et à leur entourage familial.

Toutes informations sur les objectifs et les méthodes de travail peuvent être fournies aux particuliers, institutions, services ou administrations privés ou publiques. La prise en charge des usagers est assurée dans des infrastructures et dans un environnement qui tiennent compte de leur bien-être physique, psychique et social et qui respecte les dispositions de la Convention relative aux droits de I'enfant, adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. Cette prise en charge assure également le maintien et l’évolution du lien qui unit l'enfant à ses parents et à sa famille élargie et vise la réinsertion sociale et/ou, selon le cas, la réinsertion dans la famille d'origine.

Article 3

La structure de logement en milieu ouvert du Jongenheem est un service qui offre un logement subventionné aux jeunes adultes issus d'un groupe de vie du Jongenheem ou bien d’un autre centre d’accueil sous condition qu’ils ont obtenu une préparation suffisante pour mener une vie en autonomie. Sont admis également des majeurs d’âge, bénéficiaires d’une mesure d’insertion professionnelle dans le cadre des ateliers du Jongenheem.

Les jeunes gens entre 16 et 29 ans, appelés ci-après usagers, peuvent utiliser le logement leur affecté vingt-quatre heures sur vingt-quatre et ceci tous les jours de l’année. Un encadrement par des éducateurs diplômés est garanti pendant les heures de présence des usagers et selon les besoins. L'accessibilité du logement est assurée aux usagers, il existe un service d'appel et d'assistance. La prise en charge offerte aux usagers est adaptée à leurs besoins.

Un contrat d’hébergement est conclu par écrit entre l’association gestionnaire et l’usager.

Un dossier d’admission et un bilan de la situation financière sont dressés lors de l’admission de l’usager. Un projet pédagogique est établi en fonction du profil psychologique de la personnalité et de l’environnement social de l’usager. De ce projet sont déduit les mesures à prendre au sein de l’équipe d’éducateurs par rapport aux comportements et à l’évaluation de l’usager, ainsi que toute assistance externe sous forme de séances thérapeutiques, traitements médicaux et autres à son profit. Un projet pédagogique est établi pour chaque usager et fait l'objet d'un réexamen régulier, au minimum une fois par an.

Les objectifs principaux de l’initiative pédagogique sont la genèse et le maintien de la faculté d’intégration dans la société luxembourgeoise, son système scolaire et de formation professionnelle, son système social et en particulier le monde de l’emploi, du logement et des loisirs. L’indépendance de la personne, la connaissance de ses droits et l’observation des ses devoirs sont les axes principaux de l’effort pédagogique. Au cas où les moyens de l’écoute et de la parole, de l’apprentissage et de l’exemple, de l’appréciation et de la critique n’auraient pas d’effets dans la poursuite des objectifs, des méthodes thérapeutiques de la psychologie et de la médecine sont engagées par des personnes de l’art. Ces objectifs et méthodes sont expliqués aux usagers et à leur entourage familial.

Toutes informations sur les objectifs et les méthodes de travail peuvent être fournies aux particuliers, institutions, services ou administrations privés ou publiques. La prise en charge des usagers est assurée dans des infrastructures et dans un environnement qui tiennent compte de leur bien-être physique, psychique et social et qui respectent les dispositions de la Convention relative aux droits de I'enfant, adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. Cette prise en charge assure également le maintien et l’évolution du lien qui unit l'enfant ou le jeune adulte à ses parents et à sa famille élargie et vise la réinsertion sociale et/ou, selon le cas, la réinsertion dans la famille d'origine.

Article 4

La Centre d'insertion et de réinsertion professionnelle (CIRP) du Jongenheem est un service dont l'objet est l'accueil simultané d’un nombre variable de jeunes gens et adultes dans ses ateliers. Dans certains cas il s’agit d’une mesure complémentaire à une autre activité du Jongenheem.

Les jeunes gens entre 16 et 29 ans, appelés ci-après usagers, bénéficient d'un encadrement et d’une guidance pédagogique par des professionnels du travail social et éducateurs – instructeurs, formés dans différents corps de métiers. L’infrastructure des ateliers est adaptée pour offrir aux usagers un enseignement pratique dans le cadre des mesures d’activation du marché de l’emploi, proposées par l’Administration de l’Emploi. Le service permet aux usagers d'apprendre à s'adapter à un rythme de travail dans des ateliers de production et d'acquérir un certain savoir de base pratique qui améliore leurs chances d’emploi ou de réemploi.

Le CIRP est en service tous les jours de la semaine et toutes les semaines de l’année. Les horaires de travail sont régis par la législation afférente. Un repas chaud à la cantine du CIRP est offert aux usagers à un prix peu élevé. La consommation de tabac n’est permis que dans une enceinte prévue à ces fins.

Un contrat d’engagement est conclu par écrit entre l’usager et l’Administration de l’Emploi. Ce contrat est exécuté par le CIRP.

Un dossier d’admission et un bilan de la situation financière sont dressés lors de l’admission de l’usager. Un projet pédagogique est établi en fonction du profil psychologique de la personnalité, des ses aptitudes professionnelles et de l’environnement social de l’usager. De ce projet sont déduit les mesures à prendre en vue de la promotion de l’usager, ainsi que toute assistance externe sous forme de séances thérapeutiques, traitements médicaux et autres à son profit. Un projet pédagogique est établi pour chaque usager et fait l'objet d'un réexamen régulier, au minimum une fois par an.

Les objectifs principaux de l’initiative pédagogique sont la genèse et le maintien de la faculté d’intégration dans la société luxembourgeoise, son système scolaire et de formation professionnelle, son système social et en particulier le monde de l’emploi, du logement et des loisirs. L’indépendance de la personne, la connaissance de ses droits et l’observation des ses devoirs sont les axes principaux de l’effort pédagogique. Au cas où les moyens de l’écoute et de la parole, de l’apprentissage et de l’exemple, de l’appréciation et de la critique n’auraient pas d’effets dans la poursuite des objectifs, des méthodes thérapeutiques de la psychologie et de la médecine sont engagées par des personnes de l’art. Ces objectifs et méthodes sont expliqués aux usagers et à leur entourage familial.

Toutes informations sur les objectifs et les méthodes de travail peuvent être fournies aux particuliers, institutions, services ou administrations privés ou publiques. La prise en charge des usagers est assurée dans des infrastructures et dans un environnement qui tiennent compte de leur bien-être physique, psychique et social et qui respectent les dispositions de la Convention relative aux droits de I'enfant, adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. Cette prise en charge assure également le maintien et l’évolution du lien qui unit le jeune adulte à ses parents et à sa famille élargie et vise la réinsertion sociale et/ou, selon le cas, la réinsertion dans la famille d'origine.

Article 5

Pour chaque exercice et à l’occasion de l’assemblée générale de l’association gestionnaire est publié un « Rapport d'activités » dont la structure est la suivante :

  1. Les enfants et jeunes aux groupes de vie contenant les données statistiques suivantes : Variation des effectifs par mois de l'année - Catégories d'âge par sexe au 31.12. - Type de placement par sexe au 31.12. - Durée du placement par sexe au 31.12.
  2. Les enfants et jeunes sortis des groupes de vie contenant les données statistiques suivantes : Enfants et jeunes sortis, durée du placement et âge.
  3. Les jeunes du foyer « Oikos ».
  4. Les jeunes au CIRP contenant les données statistiques suivantes : Variation des effectifs par mois de l'année – Catégories d'âge par sexe au 31.12.
  5. Les jeunes sortis du CIRP contenant les données statistiques suivantes : Statut des bénéficiaires CAT à la sortie.
  6. Les jeunes adultes en structures de logement contenant les données statistiques suivantes : Les jeunes adultes en structures de logement par type de logement, âge et sexe.
  7. Le personnel contenant les données statistiques suivantes : Age du personnel - Personnel par formation, tâche et sexe - Années de services du personnel.
  8. Relevé des activités au 31.12.

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Service Thérapeutique Solidarité Jeunes - Statuts

  1. Objet de service et concept de fonctionnement
    Le Service Thérapeutique Solidarité Jeunes (STSJ) s’est donné pour objectif large d’apporter une aide d’ordre psychosociale et thérapeutique aux mineurs d’âge, à leurs familles et aux institutions concernées lorsqu’ils sont confrontés à une consommation de substances psycho-actives légales et illégales d’un jeune de moins de 18 ans. Pour réaliser cet objectif, une équipe thérapeutique ambulatoire, composée de plusieurs psychologues diplômés (et en cas de besoin, d’autres professionnels) se tient à disposition des demandeurs.

    Or, en considérant le contexte spécifique de cette population cible, il est évident que cette offre de prise en charge implique la nécessité de relier tous les acteurs psychosociaux, éducatifs, judiciaires et médicaux s’occupant de jeunes dans un réseau de prise en charge. Le but de cette surinstitutionnalisation consiste à aboutir à un suivi cohérent des mineurs d’âge et de leurs familles, traversant souvent plusieurs de ces instances, afin d’offrir un projet global de prise en charge où les fonctions et les rôles de chaque intervenant sont clairement définis. Cette concertation et coordination en réseau ne vise pas une cumulation d’actions, mais à trouver une ‘culture commune’, permettant que tous les efforts entrepris aillent dans la même direction et qu’ils soient le mieux adaptés à la situation des mineurs en question.

    La consommation abusive de substances psycho-actives et les dépendances qui peuvent éventuellement en résulter traduisent dans la majorité des situations un malaise ou un mal-être plus profond. Qu’il soit de nature personnelle, familiale ou même sociale, il est tout à fait nécessaire de proposer des solutions flexibles et globalisantes à ces jeunes. Une mise en commun et une coordination des différentes offres ambulatoires et stationnaires s’imposent donc dans l’intérêt des bénéficiaires.

    En considérant ces réflexions de base, les membres de l’équipe du Service Thérapeutique Solidarité Jeunes poursuivent ainsi un double but :
    • d’une part, offrir leurs compétences pour assurer des interventions psychosociales, thérapeutiques et institutionnelles au profit des jeunes, de leurs familles et des équipes d’institutions stationnaires. Ces interventions peuvent se faire en individuel, en famille ou en groupe.
    • d’autre part, établir et coordonner les interventions dans le contexte de la mise en réseau. Selon la situation ou l’indication, une autre institution (par exemple l’envoyeur) peut s’occuper de cette coordination tandis que l’intervenant du Service Thérapeutique se restreint au suivi thérapeutique.
    L’équipe du Service Thérapeutique Solidarité Jeunes est disponible pour le jeune, lui offre un lieu pour exprimer sa personnalité via son discours tout en lui signalant que les professionnels autour de lui sont prêts à le soutenir par une cohérence au-delà des frontières institutionnelles.

    L’ambition du Service Thérapeutique Solidarité Jeunes est définie par l’intention de répondre à un besoin ressenti par bon nombre d’instances et d’institutions. Dès sa création en 1996, l’idée n’était pas de créer un service psychosocial en plus mais plutôt de détecter les ressources institutionnelles existantes au Luxembourg et de les relier autant que possible dans le cadre d’une prise en charge de cette population-cible.

    Quand à la collaboration avec les instances du Parquet et du Tribunal de la Jeunesse, nous considérons qu’il est primordial de dépasser le clivage traditionnel entre le secteur psychosocial et le secteur judiciaire tout en respectant strictement les rôles, les compétences et les limites de chacun. Car après tout et bien que fondés sur des approches quelque fois opposées, les magistrats travaillant dans le cadre de la loi sur la Protection de la Jeunesse et les intervenants psychosociaux poursuivent un même objectif : intervenir auprès des adolescents et des familles afin de prévenir des comportements plus dangereux et de faire émerger des potentialités qui puissent aider les concernés à sortir de leur situation de détresse.

    Dans le contexte de la collaboration avec les institutions stationnaires, le Service Thérapeutique Solidarité Jeunes s’est aussi donné pour objet d’organiser et de développer des formations à destination des intervenants socio-éducatifs travaillant dans les foyers et centres d’accueil afin de leur fournir les compétences nécessaires permettant de mieux pouvoir s’occuper de jeunes consommateurs de drogues.
  2. Accès et population cible
    Vu le volet institutionnel du projet, l’accès vers les services du STSJ passe préférentiellement par l’intermédiaire de services et d’instances s’occupant de jeunes

    Toutefois, les jeunes, leurs parents ou des proches peuvent eux-mêmes prendre contact avec le service.

    S’adressent donc au Service Thérapeutique :
    • les institutions et les instances confrontées à une consommation de drogues légales ou illégales d’un mineur d’âge (secteur judiciaire, secteur éducatif, secteur scolaire, secteur psycho-médico-social, etc)
    • les jeunes consommateurs de substances psychoactives, de même que leur entourage familial et social
    • les équipes travaillant dans les différents services pour demander un conseil, une guidance et un accompagnement dans le cadre de leur travail quotidien en contact avec des adolescents consommateurs de drogues
  3. Activités du Service Thérapeutique Solidarité Jeunes
    Les interventions de l’équipe du Service Thérapeutique Solidarité Jeunes relève des activités suivantes :
    Service de consultation et de traitement socio-thérapeutique, notamment :

    • Services d’information, d’assistance, de guidance, d’orientation et de consultations psycho-sociales et thérapeutiques ambulatoires (en individuel, en famille ou en groupe de pairs) pour mineurs d’âge, consommateurs ou ex-consommateurs de substances psychotropes (drogues légales et illégales), leurs familles et les institutions en contact avec eux
    • Activités en relation avec la mise en place d’un réseau avec les intervenants, instances et institutions qui s’occupent des jeunes visés au tiret qui précède
    • Offre de formations ponctuelles et de longue durée pour le personnel d’institutions s’occupant de ces jeunes en milieu stationnaire ou ambulatoire.
  4. Lieux d’interventions
    Les différentes activités se font dans les locaux du service (21 rue Michel Rodange à L-2430 Luxembourg) mais aussi, selon les exigences de la situation, dans d’autres endroits (institutions diverses, maison de la famille concernée et autres).

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Rapport d'activités 2010

Missions

  • Le STSJ apporte une aide d’ordre psychosocial dans toutes les situations d’usage de substances psycho-actives d’un mineur d’âge tout en incluant l’entourage familial et institutionnel, donc, l’équipe prend en charge des situations dans leur globalité en travaillant sur le contexte de vie de ces adolescents ;
  • Le STSJ offre des interventions thérapeutiques en groupe pour jeunes interpellés par les forces de l’ordre en rapport avec un usage de drogues (projet Choice) ou pour des groupes d’adolescents qui se sont faits remarquer par leur consommation de drogues au sein d’établissements scolaires, foyers d’accueil, maisons de jeunes, etc. (projet Echo) ;
  • Le STSJ travaille en collaboration étroite avec toutes les instances et institutions en contact avec des jeunes usagers de substances psycho actives (secteur judiciaire, secteur des placements, secteur des écoles et secteur médico-psycho-social, etc.) dans un esprit de transparence pour les jeunes et leurs familles ;
  • Le STSJ offre des interventions en institution et/ ou un soutien des professionnels en cas de confrontation avec des situations touchant à la consommation de substances psycho actives ;
  • Les thérapeutes du STSJ favorisent l’évolution d’un contexte sociétal mieux adapté pour traiter les questions relatives à la consommation de drogues et aux problématiques des jeunes en général ;
  • STSJ organise des formations ponctuelles et des actions de sensibilisation pour grand public sur demande.
  1. Activités psychosociales et thérapeutiques
    1. Nombre de situations prises en charge Nombre de situations prises en charge
    2. Types et nombres d’entretiens psychologiques / thérapeutiques
       20062007200820092010
      entretiens individuels avec un jeune8369588731067982
      entretiens familiaux279403427490556
      entretiens avec parent(s) sans le jeune315324343295266
      entretiens avec autres institutions1116242622
      entretiens avec autres institutions et jeune/famille138153127176146
      Choice 192128160264
      TOTAL15792046192222142236
    3. Interventions CHOICE / E=CHO
       Nbre de jeunesNbre de groupesNbre de séances
      2007721248
      200870832
      2009551040
      2010851766
    4. Age des jeunes impliqués (en pourcentages)
       20062007200820092010
      < 14 ans4.95.15.64.64.6
      de 14 à 15 ans28.825.224.925.829.8
      de 16 à 17 ans49.350.952.552.447.5
      > 17 ans17.018.818.017.218.1
    5. Sexe des jeunes (en pourcentages)
       20062007200820092010
      masculin69.975.669.575.770.56
      féminin30.124.430.524.329.44
    6. Substance psycho-active pour laquelle il y a demande (en pourcentages)
       20062007200820092010
      Cannabis73.367.769.472.874.2
      Héroïne3.72.51.71.61.1
      XTC / Cocaïne1.61.10.60.90.8
      Drogues légales3.15.17.86.25.4
      Plusieurs drogues3.75.44.55.85.1
      Autres2.52.52.51.71.1
      Aucune10.29.68.76.19.7
      Inconnu2.56.14.84.92.6
    7. Envoyeurs (regroupés et en pourcentages)
       20062007200820092010
      Secteur judiciaire / forces de l’ordre46.244.443.446.150.8
      Secteur de placement7.86.56.46.64.1
      Secteur médico-psycho-social5.66.55.84.62.8
      Secteur scolaire5.97.710.19.710.4
      Tiers (famille, copain, autres…)19.921.821.620.120.8
      Demande propre du jeune14.613.112.712.911.1
  2. Interventions en Institution
    1. Interventions en classe d’élèves/groupes de jeunes
      • Secteur scolaire : 15 interventions au sein de 6 établissements scolaires différents
      • Secteur éducatif : 5 interventions dans des Maisons de Jeunes
    2. Formation de professionnels
      En 2010, le STSJ a donné suite à 14 demandes de formations pour le corps enseignant et éducatif réparties sur 4 établissements scolaires et 4 structures sociales.

      1 établissement scolaire et 2 foyers d’accueil ont été soutenus dans l’élaboration d’une Grille d’Intervention (outil méthodologique pour faire face au phénomène de la consommation de substances psychotropes auprès des élèves) et cela à 11 reprises.

Conclusions

Les concepts d’intervention « Choice » et « Echo », opérationnels depuis 2006, ont été particulièrement sollicités en 2010. La demande a été tellement importante que nous avons dû organiser des « Crash-Choice » pendant les vacances scolaires. Nous avons également organisé des groupes Choice pour une douzaine de jeunes résidents au CSEE. Le but de cette intervention est d’amener les jeunes par le moyen de groupes de paroles à questionner leur usage de drogues avec l’objectif de développer une attitude plus critique et surtout plus responsable et de les motiver au changement en ce qui concerne leur consommation.

Ce qui nous importe, c’est de considérer la situation globale du jeune et de ne pas le réduire à sa consommation. Par conséquent nous sommes régulièrement confrontés à d’autres thématiques tel que l’abandon, l’échec scolaire, l’abus sexuel, la violence, la perte de repères, les pathologies psychiatriques, etc. Nous observons également que l’âge moyen de notre population diminue et que les habitudes de consommation changent. La consommation, que ce soit l’alcool ou le cannabis, devient de plus en plus régulière et abusive. Ce qui nous amène à être de plus en plus confrontés à des situations lourdes et problématiques qui nécessitent une prise en charge plus globale (au niveau individuel, familial, scolaire, social, psychiatrique et juridique) et plus intense. Cet abus de substances psycho-actives mène de plus en plus à des situations de dépendance et nous constatons que les jeunes subissent des conséquences à plusieurs niveaux (changement de la personnalité, léthargie, difficultés d’apprentissage, agressivité, bas seuil de tolérance, etc).

Il est donc important de réagir et de leur donner une aide le plus tôt possible !!!!

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